Monthly Archives: janvier 2020

PASCALINE MAROT // Auteur-Metteur en scène-Comédienne

Comédienne, elle obtient en 2003 sa Maîtrise en Arts du spectacle à Bordeaux 3 sur « le Clown et le monde : révolution d’un corps poétique ». Son cursus universitaire l’amène à côtoyer le milieu du spectacle vivant, au travers de rencontres avec Georges Bigot (Théâtre du Soleil) ou Daniel Croisé-Esposito (Ecole Lecoq). Elle suit la formation « Imparfaits Retours : l’Imaginaire corporel » de théâtre gestuel dirigé par Tim Dalton du Théâtre Béliâshe à Aurillac. Elle travaille avec des compagnies aux orientations artistiques très différentes : théâtre de rue et art céleste avec  la Cie Transe Express, théâtre gestuel et de marionnettes avec la Cie Béliâshe, théâtre de texte avec la Cie l’Or Bleu, et  théâtre clownesque avec la Cie Poudre de Lune.
Elle découvre l’écriture avec l’auteur de théâtre contemporain Michel Azama et oriente sa recherche vers une dramaturgie où le corps a autant de poids que les mots.
Elle est également auteur et metteur en scène des projets de la compagnie Digital Samovar et intervient en regard extérieur sur la mise en scène ou la mise en mouvement d’autres compagnies ou groupes musicaux.

GRÉGOIRE GORBATCHEVSKY // Auteur-Artiste dramatique-Régisseur général-Vidéaste

Cinéaste, il obtient en 2006 un Master à l’Ecole Supérieure d’Audiovisuel de Toulouse dont il a effectué la troisième année au VGIK, l’école nationale de cinématographie de Moscou. De retour en France, il crée ses propres travaux vidéos, assiste des réalisateurs et réalise des captations vidéos de productions théâtrales. Il réalise également des créations vidéos pour le théâtre sous forme de performance depuis plus de 10 ans alliant traitement de la vidéo en temps réel et innovations technologiques.
En parallèle à son activité de vidéaste il est coauteur avec Pascaline Marot du projet “SonoPluie // exploration en parapluie géolocalisé” pour lequel il a en charge la programmation informatique et il est le concepteur-interprète de “Cook’n Roots // improvisation culinaire, chorégraphique et sonore”, deux autres projets de Digital Samovar.

YANNICK DONET // Compositeur-Musicien

Concepteur artistique multimédia et compositeur, membre actif du collectif RAS et ancien ingénieur au sein de l’Equipe « Dispositifs, Expérimentations, Situations en Art Contemporain », son travail s’oriente autour des possibilités offertes par les dispositifs sonores et/ou visuels, qu’ils soient sous forme d’installations, de performances ou de spectacles vivants. Titulaire d’une licence en Multimédia et d’un Master en Art Contemporain, sa pratique artistique concilie tout naturellement ces deux domaines.
Il s’intéresse à la corrélation entre le sonore et le visuel en collaborant dans diverses disciplines : théâtre (Cie Vue d’Ici, Cie Faux Fuyants, Cie Ananké), vidéo (cine concert, postproduction, VJing, video mapping), acousmatique (Motus, EDESAC), graphisme (Alexandre Léger, Syf, OniBi). Ces projets sont parus sur les labels Abyssa, Audiotrauma, Cold Room, Guerilla Underground, Blood:Fire:Death, Wharf Record, et furent présentés au festival Why Note (Dijon), au Palais de Tokyo (Paris), à la Maison Folie de Moulins (Lille), au théâtre de l’Espace (Besançon), au Guichet Montparnasse (Paris), aux Rendez-vous Electroniques (Paris), à la Laiterie (Strasbourg), au Musée des Beaux-arts de Tourcoing, à la Cave à Musique (Mâcon), aux Nuits Sonores (Lyon), au festival Visionsonic (Paris).

MILITZA GORBATCHEVSKY // Comédienne

Comédienne, elle suit une formation de trois ans à l’école du Théâtre des Teintureries de Lausanne en Suisse (2006-2009). Ces trois années l’amène à explorer différentes formes de théâtre que ce soit les grands classiques sous la direction de metteurs en scène tel que Jacques Vincey, Bernard Sobel, Jean Liermier et Pip Simmons. Elle découvre un théâtre plus expérimental avec Gustavo Frigerio, Armand Deladoey, Stephane Auvray-Nauroy et Claude Degliame, et un théâtre contemporain sous la direction de Pierre Maillet, Martial Di Fonzo Bo et Elise Vigier du Théâtre des Lucioles. Depuis 2001, elle travaille avec le Théâtre de l’Or Bleu et a rejoint l’équipe de la Cie Digital Samovar en 2010. Militza Gorbatchevsky intervient régulièrement lors d’ateliers de théâtre avec des enfants et des adolescents. En 2013-2014 elle suit la formation La Classe Labo mis en place par les Chantiers Nomades et le Conservatoire de Toulouse.

FANNY PAPOT // Scénographe

Scénographe et plasticienne, elle obtient en 2008 un Diplôme National d’Arts plastiques, puis s’oriente vers la scénographie. Elle entre alors à l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris dans la section scénographie pour un cursus de quatre ans. Pour son diplôme de fin d’étude en 2013, elle réalise le film d’animation Un roi sans divertissement- impression de lecture qui mêle dessin, maquettes en volume et projection, grâce à un dispositif de prise de vue permettant d’associer en direct ces différents médias. Ayant développé pendant ses années d’étude une pratique allant du dessin à la maquette, de l’espace scénique au film d’animation, elle poursuit aujourd’hui cette envie de travailler à la jonction entre arts vivants et arts visuels.

ANAÏS HEUREAUX // Créatrice textile

Passionnée par l’histoire de l’art, la peinture et la philosophie, avec une attirance pour le travail manuel, Anaïs Heureaux passe son Bac L à Dijon avec l’option Études arts plastiques. Elle se dirige vers la chapellerie, fascinée par le rapport maître/apprentie mais les enseignants comprennent rapidement qu’elle peut aller au-delà d’un travail manuel et la poussent à poursuivre ses études dans les écoles d’art. Elle passe le concours de l’EnsAD dans l’idée de rentrer dans le département Design Vêtement, cohérent avec sa pratique. Mais la scénographie s’est imposée comme une évidence. “J’ai mûri le rapport du corps dans l’espace tout au long de mes études.”Elle trouve la possibilité de côtoyer les autres disciplines dans l’école comme un enrichissement. “Nous sommes confrontés à des pratiques différentes, notre pratique du théâtre est alimentée par toutes les autres disciplines des arts appliqués.”

Depuis plusieurs années, elle pratique la danse Butô, une discipline très exigeante où le corps se trouve être d’abord une matière. Ce mode influence sa pensée scénographiqueet l’amène à écrire un mémoire sur les rites funéraires, sous la direction de Raymond Sarti. Elle propose alors, pour son travail de fin d’études en 2013, une performance basée sur le rituel du banquet à partir des extraits deL’Espace furieux deValère Novarina. Elle présente son travail dans une salle de peinture en lumière naturelle. “Je m’intéresse à la question de la spiritualité et des rituels dans nos mondes modernes. C’est à l’art de prendre en charge cet aspect de la vie. Par exemple, je trouve qu’à notre époque la technologie est devenue une forme de religion sans être nommée comme telle.”Elle développe cette approche dans son travail personnel, plutôt de la performance que du théâtre. Sa vision du théâtre est plus proche d’Antonin Artaud, dans un éclatement de la scène et une distanciation. Ainsi, elle va être en résidence à la Guéroulde, organisée par l’association La Source, où elle va créer des banquets avec les enfants. Ces festins n’ont pas une esthétique religieuse mais davantage festive et gargantuesque où le rapport au corps devient fondamental.

Sa rencontre à l’École, en deuxième année, avec Marguerite Bordat a été essentielle. Elle devientsastagiaire pour la pièce de Rabah Robertde Lazare. Puis elle participe à trois spectacles mis en scène par Pascal Kirsch, d’abord comme son assistante puis comme sa collaboratrice. Pauvreté, Richesse, Homme et Bêtea été un spectacle important et une vraie aventure théâtrale. Le travail sur le conte dans une petite jauge et le rapport direct avec la scène de plain-pied créant une intimité lui plaisent particulièrement. “Je ne suis pas à la recherche du spectaculaire mais plutôt chuchoter à l’oreille.” Elle s’est aussi occupée de la tournée. C’était un bon apprentissage. “Le théâtre est un système bien précis avec des codes techniques, les coulisses, les perches, … Il faut bien connaître l’appareil pour l’oublier et en sortir.”Suivent les pièces Gratte-ciel, un spectacle de fin d’études de l’ENsaD, puis La Princesse Maleine présentée en Avignon et qui sera reprise cet automne à laMC93.

Dans sa collaboration avec le chorégraphe Toméo Vergès sur Primal, elle s’est sentie très à l’aise comme scénographe de danse, dans ce choc entre matériaux et corps. Un énorme tas de cheveux devenait une sorte de chimère où les corps roulaient et créaient des personnages tribaux, des arbres avec des crochets de boucher et des monstres. Elle a retrouvé une vraie horizontalité entre la danse et la matière.

Anaïs Heureaux se dit scénographe plasticienne. Les lieux et ce qu’ils dégagent influencent sa création. Elle veut avoir la possibilité de jouer dans un théâtre, une église ou une galerie d’art. “Il y a de la théâtralité dans l’art plastique et de l’art plastique dans le théâtre, c’est perméable. Dans ma pratique personnelle, la pensée scénographiqueet la théâtralité sont toujours présentes.” Elle préfère les méthodes de travail peu conventionnelles et aime réfléchir avec les acteurs. “Être disponible, accepter d’être fragile. Il n’existe pas de geste scénographique séparé du travail du plateau. La création se fait ensemble, pas au sens d’une création collective mais dans une réflexion commune pour le travail théâtral. Lorsque cette qualité d’écoute existe, j’ai alors raison de faire du théâtre !

 

STELLA MARIS // Spectacle paysage pour la toute petite enfance

 

Stella Maris Projet en création de la compagnie (Stella Maris expression latine signifiant étoile de mer)

Le projet Stella Maris sera une création conçue comme une rêverie sur les ondes d’une étendue d’eau et les sables mouvants du sommeil.

Du point du jour à la tombée de la nuit, une histoire se raconte au gré des activités humaines liées à ce microcosme aquatique et aux phénomènes naturels d’une journée qui s’écoule dans son entièreté et son intensité.

Dans la tranquillité et la malice, un lien étroit se tisse entre l’évolution de la nature la plus sauvage, nos paysages intérieurs et nos sensations organiques.

 

Un spectacle-paysage pour les enfants de 6 mois à 5 ans et leurs accompagnants
Lieux : Dans les lieux culturels, les lieux de vie des enfants (structures petite enfance et écoles maternelles), ou d’autres lieux comme les musées, les hôpitaux, les médiathèques…
Jauge : en version crèche, 40 personnes (enfants + adultes), en version maternelle, 60 personnes (enfants + adultes)
Durée : 25/30 min
Équipe : 2 personnes en tournée
Montage : 1 service de 4 heures
Possibilité de 2/3 représentations par jour
Création prévue pour février 2021 accompagnée de multiples sorties de résidence et tests usagers pendant la création.

Écriture, mise en scène et jeu : Pascaline Marot
Mise en scène, jeu et régie : Grégoire Gorbatchevsky
Création sonore : Yannick Donet
Ingénieur du son : Romain Drogoul
Scénographie : Fanny Papot
Création textile et costumière : Anaïs Heureaux
Conseillère interaction tactile et petite enfance : Julie Forbeau

Partenaires :
Accueil en résidence : Centre Culturel de la Conserverie de Saint Gilles Croix de Vie, Festival Prom’nons nous, La Minoterie – Scène conventionnée Art, Enfance, Jeunesse
Festival Prom’nons nous
Festival Cep Party

Partenaires confirmes co-production : Festival Prom’nons nous, Festival Cep Party, La Minoterie – Scène conventionnée Art, Enfance, Jeunesse